Suite à notre demande, le DASEN a accordé à notre organisation syndicale une audience lundi 26 janvier dernier.
Trois représentant.e.s de la CFDT Education des Hautes-Alpes étaient présent.e.s.
Concernant le second degré, voici notre retour sur cette rencontre :
Situations particulières en cours :
Nous avons souhaité revenir sur des situations dans un lycée et trois écoles. Ces situations difficiles ont donné lieu à la rédaction de nombreuses fiches RSST alertant notre employeur :
Pour le lycée de Gap où plusieurs collègues avaient fait part de leur mal-être par rapport à l’attitude de la direction, un audit a été mené et a permis d’apaiser les tensions (d’après le DASEN). Les services académiques s’engagent à rester vigilants. Nous avons questionné le DASEN sur le rôle de l’IA-IPR. Celui-ci reste à disposition de l’équipe si besoin.
Pour le premier degré, nous avons repris le cas d’un RPI où des collègues sont en grande souffrance face à la gestion d’EBEP, également le cas d’une collègue d’une école à classe unique, victime d’agressions verbales qui a été positionnée sur un autre poste en cours d’année. Enfin, nous avons évoqué la médiatisation récente d’un évènement dans une école du département.
Certaines réponses et actions de l’administration nous ont semblé cohérentes mais la plupart restent insuffisantes face à la réalité vécue par les collègues. Par exemple, le renfort d’un moyen humain dans une classe n’est pas pérenne malgré la persistance des difficultés.
Nous resterons vigilants sur l’ensemble de ces situations. Si vous êtes concerné.e.s, contactez-nous !
Alerte sur la situation des personnels de direction des collèges et des lycées
Nous avons abordé les situations du collège de Fontreyne (pas de Secrétaire Général), du collège de Guillestre (pas de Secrétaire Général non plus), du collège de Laragne (pas de secrétaire administratif depuis la rentrée) et du collège Mauzan (absence du Principal-adjoint pendant un mois).
- Suite au débrayage au collège de Fontreyne, des collègues ont été reçus le lundi 26 janvier au matin. Le DASEN constate que le collège est « en mode dégradé ». Il essaye de trouver quelqu’un de compétent pour occuper le poste de secrétaire général, 2 personnes pressenties n’ont finalement pas donné suite.
- Pour les collèges de Laragne et Guillestre, le DASEN assure aussi chercher des solutions. Quand un chef d’établissement fait part d’un problème, des solutions sont cherchées.
- Au collège Mauzan, un enseignant s’était porté volontaire pour assurer l’intérim d’un mois. Le DASEN explique que ce n’est pas possible de combler un remplacement d’un mois, que le financement n’est pas possible.
Nous avons mis en avant la dégradation des conditions de travail des personnels de direction concernés et les risques pour leur santé. Suite au décès fin 2023 de la Principale du collège Centre, la formation spécialisée en santé, sécurité et conditions de travail académique (F3SCTA), a émis des préconisations. L’administration semble les avoir oubliées ! Seuls quelques outils de communication ont été simplifiés pour « alléger la charge mentale » des personnels de direction.
Santé mentale
Concernant le poste de psychologue conseiller technique : des candidats titulaires ou contractuels vont être reçus bientôt en entretien. Le poste sera basé à Digne à priori et la personne aura principalement des missions de coordination.
Nous regrettons un recrutement tardif pour une priorité nationale de…2025 et le partage avec le département des Alpes-de-Haute-Provence. La « promesse » d’un poste par département n’est pas tenue !
Sur le même sujet, nous parlons des référents santé mentale : certains ont été désignés dès la rentrée et puis plus…rien ! « Nous attendions la nomination du psychologue conseiller technique ». Ils vont être formés au niveau académique.
Nous en profitons pour dénoncer la multiplication de la nomination de référents dans les écoles et les établissements.
École inclusive
Création d’ULIS :
Le DASEN nous informe de la création d’une ULIS TSA au collège de Tallard. Lors d’une réunion l’année dernière entre l’ARS et l’Inspection Académique sur la poursuite de la scolarité des élèves sortant de l’UEEA (unité d’enseignement élémentaire autisme), il a été constaté que celle-ci était très compliquée. Les soins doivent être adossés à la nouvelle unité, sur les 10 places, 5 seront réservées à des élèves suivis par le SESSAD.
À Veynes, le dispositif ULIS s’étendra au lycée professionnel.
Il n’y aura pas de nouvelle création d’ULIS dans le premier degré car les unités existantes ne sont pas pleines.
Nous avons questionné sur la création d’une ULIS dans l’enseignement privé. Elle n’est toujours pas d’actualité.
Difficultés d’utilisation du LPI (Livret de Parcours Inclusif)
Les services académiques nous font part de leur étonnement quant aux difficultés d’utilisation car ils n’ont pas eu de remontées. Nous leur faisons part des témoignages des collègues, exaspérés par la perte de temps, les difficultés de connexion, l’effacement des PPRE d’une année sur l’autre, la version papier demandée au collège…
Pour les problèmes techniques, la seule solution est d’envoyer un message sur Verdon, la plateforme d’assistance. Des personnels de la MIRAEP sont dédiés au fonctionnement du LPI. Dans les collèges le LPI doit se déployer, tous les personnels ont des droits ouverts pour y accéder.
L’outil étant de création récente, ils semblent aussi étonnés que nous que les PPRE soient automatiquement effacés d’une année sur l’autre.
Changements dans l’organisation de la formation CAPPEI
3 collègues vont se présenter en candidats libres cette année (deux dans le 1er degré, un dans le second)
L’A-DASEN nous informe que si le calendrier, le contenu et le nombre d’heures vont rester les mêmes, l’organisation de la formation va être modifiée l’année prochaine.
La formation se fera de manière hybride (en distanciel et en présentiel), le mercredi et pendant les vacances scolaires. Les services académiques estiment que l’organisation précédente (2 jours par semaine en présentiel) était à la fois préjudiciable pour les enseignants et pour les élèves.
Nous avons fait part de notre inquiétude pour les collègues qui iront au bout de leur projet, pour l’organisation de leur vie de famille et la fatigue qu’ils vont accumuler lors de cette année de formation. Nous estimons qu’au final, cela ne va pas favoriser le départ de collègues en formation alors que les besoins d’enseignants spécialisés sont importants. L’économie liée aux frais de déplacement va se faire sur le dos des collègues !