Groupe de travail (GT) du 2 avril 2026 préparatoire au CSA 1er degré du 3 avril.
Tout d’abord sachez que ce GT n’était pas prévu par le nouveau DASEN. En effet l’ancien DASEN lui avait indiqué que nous n’en faisions pas et que le projet de carte scolaire ne nous était pas donné avant le CSA !
Mensonge évidemment ! Nous avons dû donc le prouver en transmettant un mail de février 2025 où le DASEN évoquait le groupe de travail et le projet de carte scolaire étudié lors de ce GT ! Nous en sommes donc réduits à prouver notre bonne foi pour que le règlement intérieur du CSA soit simplement appliqué ! Le nouveau DASEN a finalement validé la tenue de ce GT et la transmission en amont du projet de carte scolaire.
Agir pour ne pas subir, encore une fois ce « mantra » a porté ses fruits !
Sur le projet de carte scolaire présenté en GT :
Quelques données d’abord pour comprendre :
Notre « dotation » est de moins deux postes cette année et la création de 4 PAS s’impose à nous (donc 4 postes à prélever).
Lors de la première rencontre avec le DASEN le 25 mars il avait évoqué le « moratoire » sur la ville de Gap entre le Recteur et le Maire, courant jusqu’en septembre 2026 : pas de fermetures sur la commune mais une volonté de revoir cet « accord » sans valeur juridique dès 2027 (accord qui défavorise de fait les autres communes). Le DASEN avait indiqué vouloir limiter le plus possible les mesures de carte scolaire « sèches », comme son prédécesseur l’avait aussi déclaré (par exemple en fermant un poste à l’occasion d’un départ à la retraite). Sur les postes neutralisés/gelés l’an dernier (deux postes RASED et un dispositif TPS) le DASEN était resté flou en disant vouloir proposer des mesures de carte scolaire « mixtes » avec très peu de fermetures (« la moitié des 2 doigts »)…Nous avons attiré l’attention sur des situations de terrain délicates (montée d’effectifs) et rappelé notre attachement aux postes devant élèves, dédiés à l’aide aux EBEP, comme les RASED ou les dispositifs UPE2A.
Voici notre déclaration liminaire lue au début du CSA qui s’est tenu le lendemain, 3 avril suite à la découverte du projet de carte scolaire envisagé :
« Nous avons découvert hier le projet de carte scolaire en groupe de travail (obtenu de haute lutte) et nous n’avons eu que des mauvaises surprises !
En effet malheureusement ce projet ne prévoit aucune implantation d’emplois en classe cette année, mais seulement des retraits : une fermeture du dispositif TPS à l’école d’Argentière Plan d’Ergue (« gelé » l’an dernier) et une fermeture de classe à l’école de Veynes (sans départ à la retraite) ; également le retrait des deux postes de RASED « gelés », d’un poste SESSAD du DITEP des Lavandes et d’un dispositif UPE2A rattaché à l’école Anselme Gras de Gap.
La disparition annoncée de ces postes spécifiquement dédiés à des élèves à besoins éducatifs particuliers et aux familles les plus fragiles nous choque fortement. Elle met en péril la qualité du service rendu à ces publics à qui nous devrions donner plus. Vous nous avez répondu que la création de 4 PAS « apporteront plus de réponses aux élèves et leurs familles », mais en précisant que ces PAS ne prendront pas en charge les élèves allophones. Ceux-ci seront répartis entre les trois dispositifs restants dans le département. Nous vous avons répondu qu’actuellement déjà les 9 heures hebdomadaires par élève n’étaient pas assurées faute de moyens. Nous ne voyons pas comment les trois collègues restants sur les dispositifs vont pouvoir répondre aux besoins vue la dispersion de ces élèves sur notre département rural et de montagne.
Des promesses : pas de fermeture sur Gap, suppressions de postes avec le moins d’impact sur les personnels ? PAS TENUES !
Respect de nos remontées des besoins sur le terrain au quotidien ? PAS PRISES EN COMPTE !
Ce n’est plus un fossé mais un GOUFFRE entre nos besoins dans les écoles et les réponses de notre administration. Ce ne sont pas les collègues référents venant occasionnellement dans les classes qui vont compenser les postes dédiés à l’aide directe aux élèves et au soutien des équipes.
Alors… comment dire ? Vous souhaitez, Monsieur le DASEN, un fonctionnement serein des instances. Vous dîtes entendre nos propositions mais votre projet nous prouve le contraire.
Nous attendons la suite avec impatience et , avouons-le, une certaine crainte, pour ne pas dire une crainte certaine ! »