COMPTE RENDU DE L’ASSEMBLEE GENERALE « parlons travail  » DES CPE, LE MARDI 19 MAI 2026

Comme chaque printemps depuis de nombreuses années, l’assemblée générale des CPE de la CFDT Education Provence-Alpes s’est tenue au lycée Val de Durance à Pertuis.

Nous étions une bonne vingtaine de CPE présents, un chiffre plus qu’honorable qui réjouit les vieux militants que nous sommes, Catherine Brive et moi-même. À une époque où les corps intermédiaires — syndicats, associations… — sont souvent peu écoutés, voire parfois méprisés, cette mobilisation est encourageante. D’autant plus que nous sommes à un moment de notre Histoire où, si nous ne restons pas collectivement vigilants — et ce n’est pas qu’une question syndicale — le « grignotage » des acquis sociaux risque de se poursuivre.

Echanges avec les élus académiques et nationaux

L’ambiance de la journée a été chaleureuse et conviviale. Les collègues ont pu échanger, questionner et débattre avec Jean-Pierre Colonna, secrétaire fédéral des CPE. C’était la troisième fois qu’il nous faisait le plaisir de participer à notre AG et d’en animer les échanges.

Didier Malbequi, notre élu titulaire à la CAPA du second degré, a présenté le bilan annuel des travaux de cette commission. Même si les compétences de la CAPA ont fortement diminué et que le dialogue social s’est considérablement réduit, celui-ci existe encore. Plus que jamais, il apparaît nécessaire pour les personnels de se syndiquer afin de défendre leurs droits et d’être conseillés face à une administration devenue plus rigide et plus distante avec la dématérialisation des procédures. Une augmentation notable des conseils de discipline visant les personnels a d’ailleurs été relevée, ce qui inquiète les représentants élus.

Retraite progressive, CDIsation, IA dans les vies scolaires.

Les discussions ont notamment porté sur la fin de carrière et la retraite progressive, mais aussi sur l’arrivée progressive de l’intelligence artificielle dans nos vies professionnelles et les répercussions qu’elle pourrait avoir dans les années à venir. Les échanges ont été riches et animés. Les collègues CPE ont pu évoquer leurs conditions de travail, leurs difficultés, mais aussi leur attachement au métier et aux élèves, la gestion du quotidien ainsi que l’animation — ou le management — des équipes de vie scolaire.

Une longue discussion a également eu lieu autour de la gestion académique de la « cédéisisation » des AED et de la difficulté à obtenir des informations claires de la part de l’administration. La question du taux possible de CDI dans les équipes de vie scolaire des EPLE a notamment été soulevée. Une rumeur évoque un plafond de 50 %, mais aucun texte officiel ne vient aujourd’hui confirmer ce chiffre.

Parlons travail !

L’ambiance générale de cette journée est restée très positive et joviale. Il est important que les CPE s’accordent ce temps de formation « parlons travail » : une pause pour réfléchir, prendre du recul, échanger entre pairs sans jugement et se conseiller mutuellement. Nous avons droit à douze jours de formation syndicale par an ; combien d’entre nous s’accordent au moins une journée chaque année ? La Terre continuera de tourner sans nous, et l’établissement survivra à notre absence pendant un ou deux jours. Le congé de formation syndicale est un droit, et un droit ne s’use que si l’on ne s’en sert pas.

Christophe FERRAND et Catherine BRIVE